• 12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

    Sous le tamaris, l'ombre est fraîche, si fraîche que malgré le grand soleil, il nous faut nous mettre un petit quelque chose sur les épaules.

    Le rite du pique-nique est immuable : les couvertures, les coussins, puis le feu pour le thé.

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2) 

    Souvenir d'un autre pique-nique, avec des guides moins scrupuleux. Beaucoup de déchets, dans le désert,hélas !

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    Tous les hommes du désert savent faire le feu et le thé

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    Le thé, apéritif rituel. On le boit de plus en plus sans sucre

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    Délicieuses brochettes de poulet marinées dans une huile épicée

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    En attendant les brochettes, excellente salade de crudités avec thon et sardines

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    Notre lieu de pique-nique

    Lahcen est aussi à l'aise dans la conduite sur le sable que nous sur l'autoroute. Son véhicule est particulièrement adapté et sa connaissance du terrain parfaite. 

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    Nous allons contourner cette curieuse montagne par la gauche

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    La végétation est plus dense dans le lit de l'oued

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    Un autre tamaris, perdu dans l'immensité du désert 

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    Lahcen voulait nous amener là. Pourquoi, donc, dans l'immensité de ce désert, pourquoi là justement ? Parce que là-bas, tout là-bas, on aperçoit un poste militaire, puis un autre encore. C'est la frontière algérienne. Et Lahcen nous raconte que cette frontière a séparé des familles, car les nomades n'ont pas de frontières. Et quand la frontière a été créée, personne ne s'est soucié de ces familles brusquement séparées. Une partie de la famille de Lahcen est à Tindouf, dans le sud algérien. Sa grand-mère et son père sont morts sans revoir leur famille. Mais lui, Lahcen, il se l'est promis, la reverra un jour, même si les relations tendues avec l'ombrageux voisin lui laissent peu d'espoir.

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    Nous approchons du but de notre balade : les chercheurs de fossiles. Ces cailloux ne sont pas de fossiles mais des roses des sables inachevées

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    Cette plante a une fonction particulière : les femmes se mettent le suc très amer au bout des seins pour sevrer leurs enfants

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

    Dans cette terre caillouteuse, des fleurs poussent laborieusement. Les graines, portées par le vent, ont miraculeusement germé là.

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

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    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

    Une petite marche pour atteindre l'objectif

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    L'horizon est vaste ... Nous sommes à 20 km à l'est de Taouz

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    Nous y sommes presque : on aperçoit une couche de terre plus rouge, percée de trous

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

    Lahcen nous explique qu'il s'est passé à cet endroit un phénomène géologique particulier : sous l'effet d'une chaleur intense, la couche supérieure de sable s'est cristallisée en roche. La chaleur perdant de son intensité, la couche inférieure est friable. Puis vient le sable, reconnaissable à sa couleur. Dans cette couche de sable peu épaisse sont enfouis des fossiles : dents, os à profusion que des hommes, au péril de leur vie, s'obstinent à chercher pour les vendre à des marchands ou à des particuliers.

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

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     Ces restes n'ont pas été jugés dignes d'intérêt.

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2) 

    La terre rend aux hommes les animaux fossilisés. En échange, les hommes lui laissent leurs déchets

    12 avril - Hassi Labied - les chercheurs de fossiles (2)

    Un homme est là. Il nous a vus arriver et s'est empressé de venir nous attendre. Un deuxième le rejoint. Nous sommes sidérés de voir des hommes gagner leur vie dans ces conditions,  mais nous ne sommes pas amateurs....

    Le soleil est bas sur l'horizon. Quand nous revenons à la voiture, il est couché. Nous repartons en hors piste dans le désert gris, noir et plat que nous apercevons depuis le sommet de la dune de Merzouga. Il n'est pas utile d'aller bien loin ici pour être totalement ailleurs....

    Nous nous séparons de Lahcen en le remerciant chaleureusement pour cette belle journée. Nous reviendrons encore, Inch Allah ! 

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  • Commentaires

    1
    Mardi 1er Mai à 00:32

    Désolée de contredire Lahcen, mais ce ne sont pas des roses des sables inachevées,  mais des stromatolites,  des formations provenant de cyanobactéries , qui absorbent du gaz carbonique et rejettent l'oxygène.

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